2012

Je vais vous parler de 2012, ce fim catastrophe mettant en scène la fin du monde.
Tout d’abord j’ai moyennement aimé car dans ce film on y voit un héro, simple écrivain et chauffeur de limousine, faire des courses poursuites contre le nature tout en faisant des prouesses de pilotage complètement dingues au commun des mortelles :wink: et tout ça devient un peu lassant à force.
Sinon les effets spéciaux sont assez bien reussis parfois et pour finir sans dévoiler la fin, on passe d’un registre tragique à un registre un peu futuriste ce qui a cassé un peu la fin je trouve, enfin aprés chacun le voit à sa manière ^^
Sinon heureusement que j’ai payé demi-tarif car j’aurai été dégouté d’avoir payer 8 euros pour ça :wink:

Je n’ai pas vu 2012 et je n’irai pas le voir mais le genre auquel il appartient est très “intéressant”. Independance Day, Godzilla, Le Jour d’Après et maintenant 2012.
A chaque fois des destructions massives dont le point commun est la désensibilisation de la mort!
Chaque film présente l’anéantissement pure et simple d’une partie de l’humanité et le plus spectaculaire pour moi est l’absence d’émotion véhiculée par toutes ces disparitions…
Rien. On ne ressent rien. Pas l’ombre d’un pincement au coeur. Tout au plus une dilatation de l’iris lors de la découverte du nouveau palier atteint par les effets spéciaux.
Le sujet de 2012 n’est pas inintéressant. Imaginez un film qui vous glacerait d’effroi! Un film qui vous ferait baisser la tête… Imaginez un film qui vous mettrait la boule au ventre, qui ne vous quitterait pas même après la projection…
Rêvons… ::slight_smile: ::slight_smile:

:wink:

http://www.blup.fr/2009/11/13/2012/

Ca que tu dis Thierry me rappel que truc que disais (hurlais) mon prof de français. Aaaaaah, ce cher prof (à mi-chemin entre un gobelin et Gollum, il a le diable dans le corps, cet homme!) nous disait en parlant de La Religieuse de Diderot (oeuvre dans laquelle une fille est forcé de passé sa vie au couvent par ses parents):
"C’est vraiment dur! Mais dur! Mais pas dur comme on le lit tout le temps! C’est VRAIMENT dur! Pas comme tout ces films américains (poingt vengeur vers le ciel et voix en creshendo)!! Oui, tout ces navets où on voit des armes, des gens s’entretuer! TATATATA dans les rues et puis TATATATA à coups de pistolet, de fusils!! (la veille est passé à la tv Heat de Mann, et je suspecte le prof d’avoir détesté) Ces films là, on ne ressent rien! Y a des dizaines de mort et pourtant: RIEN! Avant, dans les films des annnés 30, il n’y avait qu’un mort - et c’était le bandit - maintenant il faut que les corps des flics pleuvent!! MAis ON NE RESSENT RIEN MALGRÉ LA MORT! Alors que dans ce livre, c’est simplement dur parce qu’une fille est rejetée par ses parents et elle, elle préférait qu’ils soient mort!! MAIS c’est dur!! "

Voilà, c’est le genre de chose que nous balance le type… “C’est pas faux”, comme dit l’autre. Perso, pour un certain nombre de film, je trouve que le fait de désensibilisé la mort n’est pas une mauvaise chose… Je pense aux Infilitrés de maître Scrosese. Les gens (même les héros) meurent “simplement” d’une balle, pas de “surjoue”, pas de grande musique ni de rallentis. La porte de l’ascenseur s’ouvre et pan! Mais le film continue… Je trouve ça magistral. Pourquoi donc dramatisé, vouloir trop en faire? Je ne nie pas que la mort est un sujet très grave, mais y en a marre de ces films à l’eau de rose ! :stuck_out_tongue:

Ps: Ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dit ; je ne nie pas que la mort de Sophia Coppola dans le Parrain Part. 3 est réellement touchante :wink:

Tu déplaces le débat sur le traitement actuel de la mort au ciné. Sujet au demeurant très intéressant mais qui n’était pas mon propos.
Je voulais juste dire que lorsque la destruction d’une nation ou de l’humanité toute entière fait parti de l’essence du film, le minimum est d’y intégrer un semblant d’affect… Que l’“expérience” ne se réduise pas à une énième destruction de la White House.
Il ne s’agit pas alors d’ “en faire trop” ou de “dramatiser” par des effets appuyés type musique larmoyante ou autres artifices grotesques.
Non. Mais une fois de plus la “suggestion” est la clef! Suggérer au lieu de montrer!
Steven l’a très bien illustré à travers une petite séquence d’une poignée de secondes au cours de laquelle de simples vêtements sont emportés par le vent. Des vêtements témoignant du génocide orchestré par les tripodes de son War of the Worlds. On ne voit rien mais tout est dit! Dans 2012 on voit certainement tout mais rien n’est dit!cqfd.

Si la destruction de l’Humanité toute entière n’est pas lié à la mort et à une certaine désensibilisation (sic!)…

Curieux que tu parles de suggestion, mon prof (je vais encore vous emmerder avec lui, y a pas de raison que je me le coltine seul!) lui estimait qu’il fallait des gros plans genre tête qui explosent, tours qui s’écroulent, détails à gogo… Chose qui je pense, n’a rien a faire dans un film que l’on veux rendre « sensible » et suis à 200% d’accord avec toi sur le rôle du hors champ.

Et puis, pour la suggestion, change de film… et de réal! Ce n’est pas du tout le propos de ce genre de film et de Emmerich. Le film catastrophe, c’est des larmes, des gens qui sont congelés ou engloutis sous des tonnes d’eau, mais surtout DES CATASTROPHES!!! C’est ce qui appâte le client. Et ça marche. Et c’est pourquoi j’accroche moyennement. Quand la forme dépasse le fond, soit c’est la classe, soit ça casse (phrase à la con :P).

Non ce n’est pas ce que je voulais dire. Moi je parlais de génocide quand toi tu ramenais le sujet à des « morts ciblés »: Sophia, Léo, etc…

C’est pourquoi dès mon premier post je disais: « Rêvons… ::) »
Rêvons à ce qu’un Stanley K aurait pu faire du sujet… :‹ ( : ›(