EVA Films

Lucy / Gardiens de la galaxie / expendables 3

La nécessité de faire un aller-retour sur Paris peut avoir du bon… L’occasion de faire chauffer la carte UGC qui n’était pas sortie de son étui depuis fin juin…

J’en ai donc profité pour me faire une petite journée ciné. Evidemment, tout l’art repose dans l’organisation de la journée : choix des séances en fonctions des heures, optimisation du temps, etc…

Bref, trois films que je ne regrète pas d’avoir vu !

11h40 : Lucy de Luc Besson

J’ai commencé par le film dont j’attendais le moins de chose. J’aime bien Besson, celui de l’époque VHS et film du dimanche soir. Nikita (un peu), Le grand bleu (mon péché mignon), Le Cinquième élément (toute mon enfance)… Des films à la hauteur du bonhomme, un grand gamin parfois un peu candide.

Lucy est surprenant. Le pitch (du grand Besson) est déjà risible: Forcée de faire la bulle pour des narcotraficants, Scarlett Johansson voit sa capacité à utiliser son cerveau augmenter de matière exponentielle lorsque les sachets de drogues percés libèrent dans son organisme la précieuse drogue.
Elle devient alors une espèce d’X-woman, qui voit toutes ses capacités (visuelles, auditives) augmentées, avec en prime des super-pouvoirs en veux-tu en voila. Mais plutôt que d’emprunter ce chemin, le film évite volontiers la carte de la super-héroine et de la surenchère d’action. Il y a finalement “peu” d’actions, et de déferlement destructeur dans Lucy. Ca nous change après Man of Steel…
Besson, qui suit très sérieusement son postulat de départ : “l’être humain utilise 10% de ces capacités céréables, quid si il arrivait à 100% ?” nous propose une espèce de réflexion imagée… Parfois, on ne sait pas si c’est de la naïveté où si il veut se la jouer Malick (dont il a produit Tree of Life…). Finalement, le seul objectif de Scarlett est de parvenir à transmettre son expérience sensible du monde et sa connaissance infini à un professeur Morgan Freeman… Evidemment, il y a bien quelques yakuzas pour pimenter un peu le dernier tiers du film, mais pas de “combat final”… Juste une remise de clé usb “new age”…

La Scarlett, un montage assez rigolo qui emprunte au montage russe “par image” qu’on attends pas forcement dans un film de genre, le plaisir de reconnaître Freeman dans l’amphi de la Sorbonne… Bref, un bon divertissement inattendu.

14h00 : Les gardiens de la Galaxie (James Gunn)

L’équipe B complètement méconnue de Marvel. Des outsiders. Pas vraiment des super-héros, plus des supers-loosers, ou supers-voleurs. Pour citer le réal “Si les Avengers sont les Beatlers, les Gardiens sont les Rolling Stones”. Tout est dit.
Le film remplit les promesses du trailer : http://youtu.be/H6tq-Oh2XGY
Des répliques badass, des personnages ahurissants et attendrissant (un raton-laveur transformé en machine de guerre doublé par Bradley Cooper, une plante verte surpuissante à la voix de Vin Diesel…) et surtout la meilleur soundtrack de l’année, avec une suite de titres 70’s…
Bref, un film second degré qui se présente comme un vieux sérial de science-fiction, avec des décors et accessoires “réels” et pas uniquement numérique. Avec cette équipe disparate dans son vaisseau spatial, on se croit presque retourné dans les anciens Star Wars. On croise les doigts que Star Wars 7 nous fasse cet effet là… En tout cas, moi je rempile direct pour Les Gardiens 2 !

16h30 : Expendables 3 (Hughes)

Bon. Pas vraiment de commentaire. Le scénario (le quoi ???) est un peu pantouflard. Malgré un réel effort pour changer un peu (via le renouvellement d’une nouvelle équipe, l’ancienne est jugé trop vieille par Stallone…), on retombe sur le même motif (on a évidemment du mal à croire que tout les buddy (dont Staham, “vieux” lui ??) vont accepter de se faire évincer de la sorte).
Demeure le plaisir de revoir ces gueules. Surtout Mel Gibson, qui s’est faire très rare ces dernières années.
Bref, on ferme les yeux sur le scénario et la réalisation plate et on fait comme eux : on fait semblant que c’est comme avant. Même si parfois, on a l’impression qu’eux non plus n’y croit pas eux-même, et qu’il se contente de jouer à faire un film avec Stallone, Swarzy,…

EDIT : voir Antonio Banderas, qui s’est greffé à la bande, joué au trublion avec un plaisir certain, vaut vraiment le coup d’oeil !